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Nouveau DPE 2026 : le coefficient électrique change la donne

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité du DPE passe de 2,3 à 1,9. Certains logements gagnent une étiquette sans travaux : on vous explique.

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En bref — depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité utilisé dans le calcul du DPE est passé de 2,3 à 1,9. Résultat : de nombreux logements chauffés à l'électricité gagnent une meilleure étiquette sans aucuns travaux. Aucun logement ne verra son étiquette baisser, et les DPE réalisés avant 2026 restent valables (mise à jour gratuite possible).

Nouveau DPE 2026 : ce qui change depuis le 1er janvier

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) exprime la consommation d'un logement en énergie primaire. Pour l'électricité, on convertit l'énergie réellement consommée (l'énergie finale) en énergie primaire à l'aide d'un coefficient. Jusqu'ici, ce coefficient était fixé à 2,3 : chaque kilowattheure d'électricité comptait pour 2,3 dans le calcul, un héritage des pertes de production et de transport. Un arrêté annoncé le 9 juillet par le Premier ministre, puis publié au Journal officiel, a abaissé ce coefficient à 1,9, « en cohérence avec la valeur européenne actualisée ».

La mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Concrètement, tous les DPE et audits énergétiques édités depuis cette date intègrent automatiquement le nouveau coefficient. Pour un logement chauffé à l'électricité, la consommation d'énergie primaire affichée diminue mécaniquement, ce qui peut faire gagner une, voire deux classes sur l'étiquette allant de A à G.

Pourquoi cette réforme ? Rééquilibrer en faveur de l'électricité

Le ministère de la Transition écologique assume un objectif clair : corriger une « inégalité de traitement » qui pénalisait l'électricité face au gaz et au fioul. L'électricité française étant décarbonée à environ 95 % grâce au nucléaire et aux renouvelables, l'ancien coefficient de 2,3 défavorisait des logements pourtant peu émetteurs de CO₂. En abaissant le coefficient, l'État veut aussi encourager le remplacement des chaudières fossiles par des pompes à chaleur, présentées comme la solution de référence pour chauffer sans énergies importées.

Point important pour rassurer les propriétaires : le ministère précise qu'aucun logement ne verra son étiquette baisser du fait de cette réforme. Un logement chauffé au gaz ou au fioul conserve donc la même classe qu'avant ; seuls les logements électriques peuvent s'améliorer.

Concrètement, quel impact sur votre étiquette ?

Si votre maison est chauffée à l'électricité (convecteurs, panneaux rayonnants, pompe à chaleur, ballon d'eau chaude électrique…), votre DPE peut mécaniquement s'améliorer. Selon les estimations relayées lors de l'annonce, plusieurs centaines de milliers de logements chauffés à l'électricité pourraient ainsi sortir des étiquettes F et G, c'est-à-dire du statut de « passoire thermique ». Ce gain se fait sans engager le moindre travaux : c'est la méthode de calcul qui évolue, pas la performance réelle du bâtiment.

Attention toutefois à ne pas surinterpréter cette bonne nouvelle. Gagner une étiquette sur le papier ne réduit pas votre facture de chauffage : une maison mal isolée le reste, réforme ou pas. Si votre objectif est de vendre, de louer durablement ou d'améliorer votre confort, la vraie question demeure la qualité de l'enveloppe (isolation, menuiseries, ventilation) et du système de chauffage. C'est précisément ce qu'un audit énergétique, plus complet que le DPE, permet d'objectiver.

Ce que la réforme ne change PAS : vos obligations

Le nouveau coefficient modifie le calcul, mais pas le cadre réglementaire. Les obligations liées à la vente et à la location restent identiques. À la vente d'une maison individuelle classée E, F ou G, l'audit énergétique réglementaire demeure obligatoire. Côté location, l'interdiction de louer les logements classés G s'applique depuis le 1er janvier 2025, celle des logements F est prévue au 1er janvier 2028, et celle des logements E au 1er janvier 2034.

En pratique, un logement électrique qui passe de F à E grâce au nouveau coefficient peut donc sortir de l'obligation d'audit à la vente, ou repousser une interdiction de location. Mais un logement qui reste classé E, F ou G après recalcul conserve, lui, toutes ses obligations. D'où l'intérêt de vérifier précisément votre nouvelle étiquette avant d'engager une vente ou des démarches d'aides. Les aides à la rénovation comme MaPrimeRénov' et les CEE restent, elles aussi, pilotées par le gain de classes énergétiques.

Faut-il refaire son DPE ou son audit ?

Bonne nouvelle : pas besoin de repayer un diagnostic. Le ministère indique que les DPE édités en 2025 et avant restent valables et peuvent être mis à jour gratuitement, sans nouvelle visite du diagnostiqueur, via le site de l'Observatoire DPE-Audit de l'Ademe. Si vous vendez un bien chauffé à l'électricité, il est donc judicieux de faire régénérer votre DPE pour bénéficier du coefficient actualisé.

En revanche, si vous préparez des travaux, un simple recalcul ne suffit pas : il vous faut une feuille de route. L'audit énergétique établit l'état des lieux, hiérarchise les postes de travaux et chiffre des scénarios pour gagner des classes réelles — pas seulement théoriques. RGAC réalise votre audit réglementaire dès 630 € TTC (méthode 3CL-DPE 2021, qualification OPQIBI), avec un accompagnement pour prioriser les travaux et sécuriser vos aides. Pour connaître le tarif applicable à votre maison, consultez notre page prix de l'audit énergétique.

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Questions fréquentes

On répond à vos questions

Oui. Un arrêté publié au Journal officiel a abaissé le coefficient de conversion de l'électricité de 2,3 à 1,9. Il s'applique à tous les DPE et audits édités depuis le 1er janvier 2026.

Non. Le ministère précise qu'aucun logement ne verra son étiquette baisser. Seuls les logements chauffés à l'électricité peuvent gagner une ou plusieurs classes.

Pas forcément. Les DPE édités avant 2026 restent valables et peuvent être mis à jour gratuitement, sans nouvelle visite, via l'Observatoire DPE-Audit de l'Ademe.

Oui, pour une maison individuelle classée E, F ou G au DPE. Si le nouveau coefficient fait remonter votre logement au-dessus de E, l'obligation peut ne plus s'appliquer : vérifiez votre étiquette actualisée.

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